[HUMEUR] De la beauté des gens

Ou la subjectivité du beau à l’aune de l’expérience personnelle

Alice_au_Pays_des_Merveilles_Tim_Burton

Le chat de Cheshire – Alice au Pays des Merveilles, Tim Burton (2010)

Premier sujet de la rubrique Inspirations qui te semblera peut-être un peu étrange, mais qui a une incidence, aussi bien dans ma vie quotidienne que dans mes histoires. Peut-être ce court article te permettra-t-il de mieux comprendre ce qui peut influencer la création de mes personnages.

Depuis longtemps déjà, des études scientifiques ont démontré l’importance que revêtait l’apparence physique quant à l’appréciation des qualités morales d’une personne. Pour résumer : beau = bon. Ainsi, une personne jugée « belle » aura plus de chances dans la vie de faire de bonnes études, de trouver du travail, de faire un beau mariage, etc. Je vous invite à  lire l’excellent article de synthèse de Faure et Bolender (2014) appliqué au sourire. Pour poursuivre sur ce sujet, Nadia Daam nous offre dans  Slate.fr un article concernant l’injonction faite aux femmes à sourire en toute circonstance. « Souriez ! Vous serez belles ! ». Enfin, je vous conseille la lecture de l’article de Jobart (2012) relatif à la normalisation juridique des corps en droit français. En bref, au droit de corriger vers le « beau » ce qui ne le serait pas totalement.

Si l’on suit ce raisonnement, dans une oeuvre de fiction le méchant doit être hideux et le gentil magnifique. Heureusement pour nous, les romanciers ce sont emparés de ces codes pour mieux les détourner. E. L. James et ses 50 Nuances de Grey nous fournit en effet un excellent exemple de pervers narcissique, aussi beau que dangereux. Je vous renvoie à un article paru dans Elle.be qui résume bien la polémique autour de ce livre, en particulier l’esthétisation de la violence faite aux femmes. Je reviendrai sur ce sujet dans un prochain article.

Revenons donc sur ma conception du beau et du laid. J’ai remarqué que j’avais plutôt tendance à trouver « belle » une personne que j’apprécie, et bien sûre, « laide » une personne qui me serait antipathique. Tu me suis, cher/chère navigateur/trice ? Ainsi, les qualités morales des personnes qui m’entourent vont fortement influencer mon évaluation de leur physique, réduisant/augmentant du même coup une beauté dite objective et qui serait uniquement basée sur des critères esthétiques mesurables.

Concernant la conception de mes personnages, j’espère réussir à leur insuffler l’humanité telle que je la ressens, c’est-à-dire de manière très intuitive, dans tout ce qu’elle a de plus subjectif et contrasté. Le manichéisme n’est pas réaliste et le contrepied n’est qu’exercice de style. Les méchants, beaux, laids ou ridicules, etc., les gentils, la même chose ou l’inverse ! Voilà comment je conçois notre belle comédie humaine…

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